Genre, race, classe… et stars dans l’industrie musicale et le rap en France
Cet article se propose d’interroger les apports d’une perspective intersectionnelle à notre compréhension des phénomènes de starification. Il revient d’abord sur la transposition du concept d’intersectionnalité en France et dans les SIC, en particulier dans les recherches sur la célébrité, et invite à faire une plus grande place à l’étude des rapports sociaux de race. Une étude de cas, autour du traitement médiatique d’Aya Nakamura et d’Angèle, montre en effet que le genre, comme rapport de pouvoir et catégorie d’analyse, ne saurait expliquer à lui seul l’image des célébrités, en particulier lorsque celles-ci sont « marquées » par la race ou la classe. L’article appelle enfin à ne pas se limiter à l’étude de la persona des artistes, mais à se placer également au plus près des logiques de production, afin de mieux saisir l’imbrication des rapports de pouvoir qui se jouent dans les industries culturelles.
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